DANDEROUS GAME

DANGEROUS GAME, par la Compagnie LORD OF THE DANCE (Michael Flatley) au Palais des Congrès.

Un spectacle de danses, de musiques et de chansons celtiques magnifique interprété par des artistes superbes. La chorégraphie est impressionnante, réglée au millimètre et à la milliseconde, avec en particulier des claquettes magistrales, et la musique est belle, comme toujours la musique celte que les Irlandais continuent à faire vivre pour notre plus grand plaisir. Un mélange de tradition et de science-fiction étonnant et tonique. Une standing ovation méritée pour finir… Pour la petite histoire,  Wikipedia nous apprend que Michael Flatley est champion du monde de danse irlandaise ; il est aussi le recordman du monde de vitesse de claquettes. Quand on a vu son dangerous game, on n’est pas surpris de ces titres de gloire.

Vous pouvez encore voir ce remarquable spectacle à Paris le 22 novembre, et à Dijon le 23 novembre. Ce serait dommage de le manquer, si m’en croyez.

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NI DIEU NI DIABLE

NI DIEU NI DIABLE, d’Augustin Billetdoux d’après Les deux étendards de Lucien Rebatet, mise en scène Julie Duquenoÿ, au Lucernaire.

Régis est un jeune homme sérieux qui se destine à la prêtrise, Michel est un joyeux drille qui ne pense qu’à culbuter les filles ; ils sont amis d’enfance. Le premier a une petite amie, Anne-Marie, qu’il aime chastement et qui se destine aussi à la religion (le couvent), mais la vie va en décider autrement car elle tombe amoureuse de Michel et cet amour sera charnel. Entre Dieu et Diable, doit-on choisir ? D’ailleurs, existent-ils ?

Les excellents comédiens de la Compagnie Corne de brume nous l’expliquent pendant deux petites heures qui paraissent dix minutes tellement ils sont distrayants. C’est drôle et profond, mais finalement, je crois que je préfère quand même le diable. Et je vais aller m’acheter le livre de Rebatet.

Ne manquez pas ça : ils jouent jusqu’au 7 décembre.

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NOW

NOW – Carolyn Carlson (Théâtre National de Chaillot).

Une extraordinaire chorégraphie magnifiquement exécutée par l’équipe de Chaillot, autrement dit la compagnie de Carolyn Carlson. Elle explique pourquoi « now » dans le petit document distribué par les placeuses : c’est maintenant ou jamais. Maintenant qu’il faut comprendre que nous sommes le monde, maintenant qu’il faut agir, construire notre maison, c’est-à-dire notre bonheur, au lieu de la (et donc de le) détruire (j’espère que j’ai bien compris !). Oublions hier et ne pensons pas à demain : c’est  aujourd’hui qui compte. Les sept danseurs (quatre hommes et trois femmes) sont splendides et sont dans une synchronie impressionnante, même lorsque la chorégraphie frise l’acrobatie. Excellente musique de René Aubry.

Ả voir absolument : c’est jusqu’au 16 novembre (mais je crains que ce ne soit déjà complet…)

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LA MOUETTE

3/11/14

LA MOUETTE, d’Anton Tchekhov, mise en scène Yann-Joël Collin, au Théâtre des Quartiers d’Ivry.

Excellente version de cette belle pièce, du théâtre dans le théâtre, qui parle des difficultés de la création (littéraire et théâtrale) et des relations qui se forment entre les comédiens et le public lors de la représentation. Yann-Joël Collin le montre merveilleusement bien, à l’aide d’une mise en scène très originale dans laquelle les acteurs sont au milieu du public, et investissent tous les lieux du théâtre du sous-sol au plafond. Très dynamique et très riche. Ả ne pas manquer, si m’en croyez (c’est jusqu’au 30 novembre). En prime, si vous aimez la vodka, vous serez comblés !

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PASCAL DESCARTES

PASCAL  DESCARTES, de Jean-Claude Brisville, mise en scène et interprétation Daniel Mesguich et William Mesguich, au Théâtre de Poche Montparnasse.

L’auteur a imaginé ce qu’ont pu se dire René Descartes et Blaise Pascal lorsqu’ils se rencontrèrent le 24 septembre 1647 à Paris. La discussion tourne autour de la religion, de la position de l’Homme dans l’univers et du rôle de Dieu dans l’affaire. Descartes, rationnel, posé, scientifique, face à Pascal, qui se révèle quasiment fanatique, doctrinaire intolérant, mystique.

Tout cela, on le comprend, reste très actuel, et le grand talent des deux comédiens rendent cette pièce tout à fait pertinente. Ả voir, si m’en croyez.

C’est du mardi au samedi à 19h et le dimanche à 17h30 jusqu’au 2 novembre.

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LE MÉDECIN MALGRÉ LUI

LE MÉDECIN MALGRÉ LUI, mise en scène de Brice Borg, au Théâtre de Poche Montparnasse.

On ne se lasse pas de voir et revoir cette hilarante pièce de Molière, qui brocarde la bêtise, et pas seulement celle des médecins, mais aussi celle des bourgeois. Ce qu’en fait Brice Borg, on l’avait déjà vu l’an dernier à l’Essaïon, et ça nous avait tellement plu qu’on s’est précipité au théâtre de Poche. On n’a pas été déçu : une farce déjantée, une mise en scène burlesque, acrobatique, très physique (les comédiens doivent être crevés à la fin !), des inventions cocasses que – j’aime à le penser – Molière n’aurait pas renié : une réussite totale. Je ne saurais trop vous recommander de ne pas les louper.

C’est jusqu’au 9 novembre.

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LE QUATUOR

LE QUATUOR, au Théâtre des Bouffes Parisiens, mise en scène Alain Sachs.

Le Quatuor, c’est Jean-Claude Camors, Laurent Vercambre, Pierre Ganem et Jean-Yves Lacombe. Quatre musiciens (et chanteurs) excellents, aux violons, violoncelle, contrebasse et d’autres instruments à corde improbables extraordinaires, sans oublier le tuba. Mais aussi quatre clowns dans ce que le métier de clown a de plus élevé.

On les avait déjà vus naguère au Théâtre de Paris, et on avait tellement aimé (et tellement ri) qu’on a replongé aux Bouffes Parisiens. On ne le regrette pas : ce n’est pas le même spectacle ; ils ont semble-t-il réalisé un « best-of » de tous leurs numéros précédents pour ce qu’ils appellent leur « bouquet final ». En effet, ils menacent d’arrêter. J’espère qu’on saura les détourner de cette funeste décision.

En attendant, ne les manquez à aucun prix. C’est jusqu’au 10 janvier 2015.

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STUPEUR ET TREMBLEMENTS

STUPEUR ET TREMBLEMENTS, d’après Amélie Nothomb, adapté et interprété par Layla Mettsitane, au Théâtre de Poche Montparnasse.

Quiconque a aimé le roman d’Amélie Nothomb verra avec plaisir Layla Mettsitane l’incarner sur scène dans ce sympathique petit théâtre de Montparnasse. Féministe : si on ne l’est pas en entrant, on le sera en sortant !  L’auteur raconte son expérience japonaise de la situation de la femme au sein de l’entreprise, une véritable maltraitance. Elle le fait avec humour, un humour ravageur. La comédienne étend le propos au monde arabe en débutant et terminant la pièce en niqab. Je crois d’ailleurs qu’elle aurait pu englober la culture occidentale… Quoiqu’il en soit, l’interprétation est très bonne et j’aurais volontiers été embrasser Layla à la fin si ma timidité (fort peu masculine) ne m’en avait pas empêché…

Elle joue jusqu’au 26 octobre.

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LE MALADE IMAGINAIRE

LE MALADE IMAGINAIRE, mise en scène de Jean Liermier, avec Gilles Privat dans le rôle-titre, au Théâtre 71 de Malakoff.

« Ne me parlez pas de ce Molière, c’est un grand impertinent », dit Argan à son frère qui essaie de le raisonner. On ne peut qu’être d’accord avec ce pauvre malade imaginaire : la façon dont Molière moque la médecine (et se moque de lui-même) est impertinente, mais justement elle est extrêmement réjouissante. Je suis toujours ému quand je vois cette pièce en pensant qu’il est mort en scène. Je ne suis pas certain d’ailleurs que les médecins du XXIème siècle, en particulier ceux des hôpitaux (que je connais le mieux) échappent complètement aux travers dénoncés ici (je vais me faire gronder je le sens). Ce qui me paraît significatif, en tout cas, c’est que c’est une des pièces de Molière les plus montées (cinq versions récentes. Une des meilleures était celle du XXème théâtre).

Pour ce qui concerne le Théâtre 71,  on a passé une excellente soirée : une mise en scène originale, de bons comédiens, des trouvailles scénographiques étonnantes que je vous laisse le plaisir de découvrir : c’est jusqu’au 18 octobre. Deux heures de plaisir.

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L’AFFAIRE DE LA RUE DE LOURCINE

L’AFFAIRE DE LA RUE DE LOURCINE, d’Eugène Labiche, mise en scène Yann Dacosta, au théâtre de l’Ouest Parisien.

Au lendemain d’une soirée très arrosée dont ils ne se rappellent pas grand’chose, deux compères se réveillent difficilement. On leur apprend qu’un meurtre a été commis ce soir là dans la rue de Lourcine, où l’on a retrouvé un parapluie vert et un mouchoir brodé ; ils ont justement égaré ces deux objets : sont-ils les assassins ? Ils en ont peur, et vont tout tenter pour écarter cette suspicion, y compris en éliminant deux témoins.

Une histoire abracadabrante typique de Labiche, qui devrait être enlevée et  drôle, mais qui est traitée ici avec une lourdeur accablante qui en fait un ratage lamentable. L’on a d’ailleurs guère entendu de rires dans la salle tout au long de cette soirée ennuyeuse : à manquer sans remord…

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