LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ

LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ, de William Shakespeare, traduction François-Victor Hugo, mise en scène Muriel Mayette-Holtz, à la salle Richelieu de la Comédie Française.

Le sujet de cette pièce est le théâtre. C’est en effet du théâtre dans le théâtre, du théâtre puissance deux, et même puissance trois car trois pièces se jouent successivement et s’interpénètrent. La première, qui se joue en grande partie dans la salle au milieu des spectateurs, se passe à Athènes où Thésée s’apprête à épouser Hippolyta, la reine des amazones, et où deux couples d’amoureux contrariés tentent de régler leurs problèmes (Héléna aime Démétrius qui doit épouser Hermia qui aime Lysandre). La seconde se passe dans la forêt où le roi des fées sème à plaisir la confusion avec une bande de djinns hilarants (mais c’est peut-être ça, le songe). La troisième met en scène une bande de comédiens qui essaient de monter une pièce malgré leurs faibles moyens (ils y parviendront à la fin, pour le plus grand plaisir des Athéniens du début – et le nôtre ! en dépit de  leurs faiblesses liées à l’absence de répétitions et, on peut le craindre, la médiocrité de leur inspiration).

Dans un décor très simple fait de draps blancs (le lit où l’on fait des rêves ?), une mise en scène originale et sémillante, vingt comédiens impeccables qui s’amusent visiblement nous communiquent leur joie de jouer. Ça frise le branquignol : un grand plaisir de théâtre. C’était la première ce soir, et ça continue jusqu’au 15 juin.

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