ANIMALE + CHANT DES SIRÈNES

Deux spectacles à l’étoile du Nord théâtre : Animale, performance dansée de et par Franco Senica, et Le chant des sirènes, d’après Pascal Quignard (Boutès et La haine de la musique), mise en scène de Cédric Orain, avec Olav Benestvedt, Nicolas Laferrerrie et Céline Milliat-Baumgartner.

Deux évènements très forts qui, bien que très différents l’un de l’autre, me paraissent avoir un socle, une philosophie, un but communs : dénoncer (violemment) la dégradation, le ramollissement, de certaines pratiques artistiques. C’est la chorégraphie qui est sur la sellette dans le premier, et c’est la musique qui est en accusation dans le second.

Le retour aux sources de la danse, Franco Senica le trouve dans l’animal, dans le côté sauvage, instinctif de l’animal, en une danse brutale faites de séquences successives fascinantes. De leur côté, les trois comédiens/musiciens/chanteurs du chant des sirènes montrent qu’il faut revenir aux sources pour retrouver une musique digne de ce nom, et rappellent humoristiquement (et amèrement) que les Sirènes, êtres fabuleux par leur chant, sont devenues de nos jours la sonnerie des voitures de police, de pompiers et d’ambulances ! Leur démonstration est également troublante.

Deux spectacles atypiques et remarquables : décidément, à l’étoile du Nord, l’originalité et la recherche de pistes nouvelles sont de règle ; ça bouge, on est rarement déçu.

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