PLATONOV

PLATONOV, d’Anton Tchekhov (traduction Françoise Morvan et André Markowicz), mise en scène Benjamin Porée, à l’Odéon (ateliers Berthier).

Oeuvre de jeunesse (c’est la première pièce de Tchekhov ; certains disent qu’il l’écrivit au lycée), cette pièce fort longue (au moins 4h30 avec entracte), mériterait quelques coupes pour n’être pas indigeste. Ce n’est pas ce qu’a fait Benjamin Porée. J’ai l’impresson qu’il en a même rajouté (par exemple le monologue d’introduction de Platonov). Ça traîne terriblement en longueur ; de nombreuses répliques sont d ‘aillleurs répétitives.

Le thème, ce me semble, est, comme dans presque toutes les pièces de Tchekhov,  la difficulté d’être, et la référence à Hamlet est explicite (à deux reprises : « être ou ne pas être »…). Mais la comparaison s’arrête là… C’est lourd et lent, et on ne ressent guère d’empathie pour Platonov. On est fort loin de – par exemple – Oncle Vania ou La mouette, qu’on avait beaucoup admirées il y a deux ans montées par Christian Benedetti (et par d’autres plus tard). C’est d’autant plus dommage que les comédiens sont fort bons (à commencer par Joseph Fourez dans le rôle-titre). 4h30 d’ennui, c’est tristement interminable… Je dois avouer cependant que parmi les autres spectateurs, beaucoup semblaient satisfaits. Ả discuter…

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