SUR LE CHEMIN D’ANTIGONE

SUR LE CHEMIN D’ANTIGONE, par l’Agence de Voyages Imaginaires, au Théâtre 13 Seine.

Ils disent que c’est d’après Sophocle, parce que c’est lui qui a créé le personnage, mais en fait, c’est surtout d’après… eux-mêmes ! Le mythe d’Antigone, que Cocteau et Anouilh (ce dernier est mon préféré) ont déjà revisité, est en effet, à notre plus grande joie, incarné aujourd’hui par les déjantés de Philippe Car, dont le Bourgeois Gentilhomme nous avait déjà étonnés il y a quelques jours.

Tous les rôles sont ici tenus par trois comédiennes épatantes et qui méritent qu’on les nomme : Valérie Bournet, Lucie Botiveau et Marie Favereau. Elles sont là, au milieu du public, quand on arrive. Elles nous expliquent que l’important, c’est de résister, de dire non, sur le modèle d ‘Antigone. Antigone, qui fait depuis toujours un grand pied de nez à la société, et à tous les crétin qui placent l’utopie du bonheur au dessus de tout. D’ailleurs, elle a un nez rouge de clown, l’Antigone de Valérie Bournet. Et elle entraîne son Hémon dans un tango étourdissant à la fin. Déjanté, vous dis-je ! Je ne peux même pas vous décrire l’extraordinaire scénographie, qui est à la hauteur folle du reste.

Cette fois, j’ai osé aller les embrasser, à la fin (elles offraient un pot d’amitié, comme la première fois). C’est jusqu’au 16 février : ça serait dommage de manquer ça, j’ vous jure !

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