PSYCHÉ

PSYCHÉ, mise en scène Véronique Vella, à la Comédie Française (salle Richelieu).

C’est à la demande de Louis XIV que Molière écrivit ce qu’il appela une « tragédie-ballet », en se faisant aider par Corneille pour la versification, Quinault pour les chansons, et bien sûr par Lully. Le Roi souhaitait une œuvre monumentale pour la réouverture de la salle des machines du palais des Tuileries (la fameuse salle où furent inventés les expressions cour et jardin pour désigner les côtés de la scène ; cette salle a disparu en 1871). La pièce originale durait cinq heures : Véronique Vella a dû faire des coupes pour ramener le spectacle à deux heures et quart, mais ça reste monumental et baroque, dans une scénographie et des décors impressionnants. La machinerie de la salle Richelieu n’a probablement rien à envier à celle des Tuileries jadis.

Il s’agit des amours contrariés de Psyché et Cupidon (l’Amour), et on croise Jupiter, Venus, Zéphire, Apollon, tout le gratin de l’Olympe en somme, en musique (Vincent Leterme l’a composée et la joue sur scène, aidé de Véronique Briel au piano). Une mise en scène inventive et originale pour 17 comédiens et choristes excellents. Une pièce atypique dans l’œuvre de Molière. Un beau spectacle. Ça se joue jusqu’au 4 mars.

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Une réponse à PSYCHÉ

  1. Jean dit :

    Bonsoir, monsieur Renier,

    Ce bref message sera peut-être jugé  » hors sujet  » par rapport à votre article mais je ne vois pas où je pourrai vous remercier pour votre intervention ce soir sur France Inter face à M.Jean-Marie Colombani ce petit fossoyeur des libertés fondamentales.

    Votre prestation était épique. Et c’est d’une personne du bord politique inverse du vôtre qui vous le dit. Merci à vous, vous avez sauvé l’honneur de tous les démocrates.

    Décidément, nous assistons en direct à l’avachissement spirituelle d’une classe sociale & politique qui ne veut plus se regarder en face. Vous seul ce soir là, fut le défenseur des libertés. Je me souviendrai longtemps de vos paroles comme quoi  » la liberté d’expression ne se saucissonne pas  » et qu’il ne peut en aucun cas exister une quelconque censure comme hier on l’a pratiquait encore . On ne doit pas juger à priori mais à postériori. Les tribunaux sont là, les lois existent. Il fallait les appliquer ou saisir la Justice. Comment supporterions-nous un régime d’exception ?

    A qui demain, les petits marquis médiatiques et tous les  » Colombani  » de France et de Navarre vont t-il mettre le bâillon sous prétexte que certaines paroles sont interdites en France avant même d’être prononcées ? Assistons-nous à la forclusion républicaine ou un signe de dépérissement nouveau de la V° république ? Oui, ce soir c’est bien M.Dieudonné qui a gagné et le peuple français qui vient de perdre, par la stupidité d’une classe confite dans son jus.

    Cordialement.
    Jean.

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