LA VIE D’ADÈLE

LA VIE D’ADÈLE, CHAPITRE 1 ET 2, film d’Abdellatif Kechiche, avec Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux.

J’avais très envie de voir ce film. Et pas seulement à cause de la palme d’Or de Cannes ou du classement « excellent » du journal Le Monde (une page entière d’analyse, et trois d’interview dans le Nouvel Obs) ; c’est que j’avais bien aimé La graine et le mulet et Venus noire.

            Dès le début, je me suis senti conforté dans mon plaisir : on lit du Marivaux, on parle d’Antigone, les actrices sont parfaites… J’ai vite déchanté. J’ai eu l’impression de revoir ces romans-photos à deux sous que lisait ma grand’mère (c’était Nous Deux, je crois) quand j’était gosse, revu à la mode moderne (sexe et homosexualité). Mais les pages de ces tabloïds débiles, on les parcourait en se marrant, et en trois minutes. Là, c’est trois heures, et il n’y a pas de quoi rire (ça n’y prétend pas d’ailleurs). Ça se traine ; même les scènes de sexe (au demeurant fort belles) sont trop longues. Et ces dîners plats en famille qui n’en finissent pas, ces pots insipides entre amis où personne n’a rien à dire, j’en passe. Pas besoin de Kechiche pour dénoncer ça : on le vit bien assez au quotidien !

Je ne sais pas s’il y aura un chapitre 3, mais ça sera sans moi.

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