L’ANNIVERSAIRE

25/9/13
L’ANNIVERSAIRE, de Harold Pinter, mes Claude Mouriéras, à la Comédie Française (Vieux Colombier).
Ceux qui ont un abonnement à la Comédie Française et déjà leur billet feraient bien de le refiler à quelqu’un (ou quelqu’une) qu’ils n’aiment pas. Ceux qui avaient prévu de réserver pour y aller peuvent en faire l’économie : c’est un four total. Le public de ce soir ne s’y est d’ailleurs pas trompé, qui n’a applaudi que fort mollement ce spectacle raté.
Harold Pinter, je l’avais aimé pour « Le monte-plat », « Une petite douleur », « Le gardien » et « Hot house » il y a une dizaine d’années. Je me demande aujourd’hui si cette admiration était justifiée, l’anniversaire m’a paru insipide et j’ai envie de relire les autres pour comprendre (je ne le ferai pas !). Le fiasco que deux des compères organisent pour faire rater la soirée d’anniversaire du héro est en fait le fiasco de la pièce. Malgré une scénographie originale, on ne parvient pas à s’intéresser à la dramaturgie, et la platitude du texte, jointe à une mise en scène banale, sans relief, y contribuent largement. Il me semble que le pseudo réalisme anglo-saxon des années soixante est totalement démodé, lourd et artificiel. En outre, les comédiens ne sont pas à la hauteur, ce qui est rare à la Comédie Française.
Une bien médiocre ouverture de saison… On va essayer de se consoler à la salle Richelieu avec Hamlet, et, pour ceux qui ne l’ont pas encore vue, avec la magnifique Trilogie de la villégiature, trois pièces merveilleuses de Goldoni mises en scène par Alain Françon : ça, c’est quatre heures et demie de plaisir garanties.

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