UN DEUX UN DEUX

22/9/13
UN DEUX UN DEUX, de François Bégaudeau, mise en scène Mélanie Mary, avec elle-même, François Nambot et Alexis Molenat (à la guitare), au Théâtre de Belle Ville.
Je ne sais pas si l’OuLiPo (l’Ouvroir de Littérature Potentielle, où l’on trouvait Raymond Queneau, Georges Perec et bien d’autres allumés) existe toujours, et si François Bégaudeau en est, mais cette pièce m’y a fait penser. Un jeu réjouissant et souvent piquant avec les mots et avec les idées. « Ce n’est pas une pièce sur l’amour » dit-il dans le topo de présentation, « c’est une pièce sur le vrai et le faux, donc sur l’amour ». On ne peut mieux dire.
L’histoire d’un couple depuis la rencontre jusqu’à la déroute en neuf épisodes. C’est extrêmement bien vu, très fin et très drôle (et poignant par moments) ; on ne peut que s’y reconnaître. « Je ne sais pas si je veux vraiment te parler », lui dit-elle au début, « mais je veux te parler vraiment ». Le vrai/le faux, c’est bien ça… Et pour ne rien gâcher, les comédiens sont excellents. Et c’est en musique !
Eh bien, cette vraie vie où l’on peut aimer en souriant que j’appelais de mes vœux en sortant tristement du Théâtre de l’Œuvre hier (Jon Fosse, aussi artificiel que bégaudeau est sensible), je l’ai trouvée à Belle Ville ! (C’est du mercredi au dimanche jusqu’au 1er décembre).
(Faut que j’arrête d’ouvrir des parenthèses, c’est lourd).

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