CLAIR-OBSCUR

17/7/13
CLAIR-OBSCUR, d’Israël Horovitz, mise en scène Anaïs Durand-Mauptit, au Théâtre du Nord-Ouest.
Le clair-obscur en question, ce n’est pas un jeu d’ombre et de lumière, c’est la couleur de la peau : blanc ou noir. Une fable qui a pour thème le racisme, en l’occurrence aux USA. Une mère de famille noire découvre une pilule magique qui blanchit la peau. Elle l’administre à son mari et ses deux enfants : ils deviennent blancs. Surgit un blanc fou-furieux qui cherche le « salopard de nègre » qui a engrossé sa fille pour le tuer. Brutalité de l’affrontement.
Comme souvent chez Horovitz, c’est traité avec violence (on se rappelle « Le baiser de la veuve » vu il y a deux ans au Théâtre des Déchargeurs et plus récemment à l’Essaïon), mais Anaïs Durand-Mauptit a adouci le propos en en faisant une comédie (disons plutôt une tragédie) musicale : un quartet jazzy accompagne les comédiens. Ce sont de jeunes acteurs qui tiennent fort bien leurs rôles. Même le public est amené à participer. C’est original et un peu fou ; les comédiens finiront peinturlurés en noir et blanc. Noir et blanc… mais c’est bien sûr : ni noir ni blanc, les deux à la fois : il n’y a plus matière à racisme !

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2 réponses à CLAIR-OBSCUR

  1. Vivi dit :

    Mais c’est où et quand ce spectacle ?

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