LE JOUEUR D’ÉCHECS

26/6/13
LE JOUEUR D’ÉCHECS, adapté de Stephan Zweig et interprété par André Salzet (compagnie Carpe Diem), mise en scène Yves Kerboul, au Lucernaire.
Sur le paquebot qui l’emmène de New-York à Buenos-Aires, la rencontre entre le champion du monde d’échecs et un autodidacte qui sort des geôles nazis où, pour passer le temps, il a joué mentalement aux échecs contre lui-même (ce qui l’a conduit au bord de la folie, raison pour laquelle il a été d’ailleurs libéré). Le champion en question n’excelle qu’aux échecs : il est parfaitement inculte, quasiment retardé mental dans tous les autres domaines. Dans cette nouvelle, sa dernière, écrite peu avant son suicide, Zweig raconte évidemment sa propre histoire, derrière l’allégorie de la partie d’échecs qu’on ne gagnera pas ; la détresse de nombreux artistes allemands contraints, comme lui, de s’exiler.
Une bonne interprétation, un spectacle à voir, un hommage supplémentaire à Stephan Zweig au Lucernaire, dont on peut également admirer en ce moment Vingt-quatre heure de la vie d’une femme par Marie Le Galès, mise en scène de René Loyon.

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