LES LARMES AMÈRES DE PETRA VON KANT

Les larmes amères de Petra von Kant, de Rainer Werner Fassbinder, au théâtre de l’Athénée Louis-Jouvet. On avait vu (et aimé) naguère la version film. Fassbinder en avait aussi fait une version théâtre, aujourd’hui montée par Philippe Calvario, et c’est une réussite.
Ce n’est pas l’histoire elle-même qui m’a séduit : une créatrice de mode de fort caractère (on la voit au début maltraiter son assistante) tombe follement amoureuse d’une jeune femme venue chercher du travail. Elle se retrouve complètement déstabilisée par cette passion dévorante, et on assiste à sa terrible dégringolade psychologique et sociale. On a déjà vu ça, et certains d’entre nous l’ont aussi vécu. C’est l’immense qualité des comédiennes qui m’a conquis. Je citerai en particulier Maruschka Detmers dans le rôle-titre, Julie Harnois (Karin, l’amour de Petra), Alix Riemer (la fille de Petra), toutes extraordinaires de justesse, et Carole Massana, qui joue l’intendante de Petra dans un rôle quasiment muet, ce qui, quelque part, est peut-être encore plus difficile.
Ces performances d’actrices valent le déplacement. Ça se donne jusqu’au 9 juin.

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