L’IMPORTANCE D’ÊTRE CONSTANT

28/4/13

L’IMPORTANCE D’ÊTRE CONSTANT, d’Oscar Wilde, par la Compagnie Les Framboisiers, au Laurette Théâtre.
C’est la plus fameuse pièce de Wilde. Elle a aussi été jouée dans une autre traduction : « l’importance d’être sérieux », mais celle-ci est plus proche de l’original et respecte mieux l’esprit de l’auteur. Il y a aussi la version de Jean Anouilh, titrée « l’importance d’être aimé », que je rêve de voir un jour.
C’est brillant et drôlissime, plein de ces aphorismes paradoxaux qui font le charme d’Oscar Wilde. Citons par exemple quelques répliques de cette pièce : « Toutes les femmes deviennent comme leur mère, c’est leur tragédie. Cela n’arrive à aucun homme, c’est la leur ». « Les charmes physiques sont un piège auquel tout homme sensé rêve de se faire prendre ». « Un misanthrope, je peux le comprendre. Un femmanthrope, jamais ! ». « La vérité pure et simple ? La vérité est rarement pure et jamais simple. Si elle était l’une ou l’autre, la vie serait tout à fait ennuyeuse et la littérature carrément impossible ». « Si on dit la vérité, on est sûr d’être tôt ou tard démasqué ».
Je vous laisse découvrir les (nombreuses) autres, soit le 5 mai au Théâtre Laurette, soit au prochain festival d’Avignon. Et pour ceux que ça amuse de faire la comparaison (j’en suis), l’Importance d’être sérieux se donne actuellement au Théâtre Montparnasse. Constant devient Alfred, mais il reste ce Dandy insolent faussement superficiel dont on ne saurait se passer.

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