MORTS SANS SEPULTURE

24/4/13

MORTS SANS SÉPULTURE, de Jean-Paul Sartre, par la Compagnie de l’Ombre Noire, mise en scène Audrey Bertrand, au théâtre de Ménilmontant.
1941. Côté cour, six résistants (cinq hommes et une femme) emprisonnés. Côté jardin, les trois miliciens français (deux hommes et une femme) qui les détiennent et tentent, par la torture, de les faire parler. On passe successivement d’un côté à l’autre, de la froide détermination des fascistes à l’angoisse existentielle des résistants : comment ne pas parler ? L’un se jettera pas la fenêtre pour échapper à la trahison, un autre, adolescent prêt de flancher, est étranglé par ses pairs, trois autres seront exécutés après de faux aveux ; un seul, leur chef, s’en tirera car il a réussi à cacher qui il est vraiment. Mais la question principale posée par Sartre est : pourquoi ne pas parler ? Peut-on (et doit-on) mourir pour une idée ? L’orgueil est-il le principal moteur de la résistance à l’oppression ? J’en aurais bien discuté avec les comédiens, ils avaient l’air très ouverts à cela, mais je n’ai pas osé…
Une pièce très dure, fort bien jouée, dans une mise en scène inventive, que l’on peut voir à Paris pendant quelques jours encore, et qui se donnera au prochain festival d’Avignon. Une jeune compagnie qui a besoin de soutien : allez-y, ils le méritent !

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