EXISTENCE

27/3/12
EXISTENCE, d’Edward Bond, mise en scène de Christian Benedetti à la Comédie Française (Studio-Théâtre).
Il évolue bizarrement, Benedetti. Directeur du studio-théâtre d’Alfortville, il nous avait donné en 2011 et 2012 deux Tchekhov magnifiques (Oncle Vania et La mouette), avant de les recréer peu après à l’Athénée de façon très lourde et empesée, à mon avis lamentable. Sa création d’aujourd’hui à la Comédie Française procède de la seconde manière, avec une pièce dont les cinquante premières minutes (sur une heure au total) se déroulent dans un noir presque complet : on pourrait quasiment se dire qu’on est en train d’entendre une retransmission radiophonique (mais sans la possibilité d’éteindre le poste !).
X, un jeune homme (Benjamin Jungers), s’introduit de nuit dans l’appartement de Tom (Gilles David) dans l’intention de faire un casse et de voler de l’argent. Ça dégénère de façon cauchemardesque et il finit par demander (et obtenir) de Tom qu’il le tue. X est le seul à parler ; Tom n’émet que des borborygmes. Edward Bond explique, dans le topo distribué à l’entrée, qu’il a voulu dans cette tragédie « rappeler leur innocence aux spectateurs » ; eh bien, innocent, je le suis sûrement, mais dans le sens de simplet : je n’ai rien compris, et je me suis copieusement ennuyé. Appel solennel : quelqu’un pour m’expliquer, SVP…

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