WOYZECK (JE N’ARRIVE PAS A PLEURER)

23/3/12

WOYZECK (de Georg Büchner) et JE N’ARRIVE PAS À PLEURER (de Jean-Pierre Baro, qui a également fait la mise en scène) au Monfort théâtre (Extime Compagnie). La peste soit du typhus (passez-moi l’expression) qui emporta Büchner à l’âge de 23 ans, nous privant d’une œuvre qui eût été à n’en pas douter formidable, si l’on en juge par les trois pièces qu’il nous a léguées : Léonce et Léna (vue à l’étoile du Nord en juillet dernier), la mort de Danton (que j’espère voir montée un de ces jours) et Woyzeck, que nous venons de voir. Cette dernière était d’ailleurs restée à l’état d’ébauche, la mort ayant fauché son auteur quelques mois après qu’il en eût commencé l’écriture (en 1937), et nous devons à Jean-Pierre Baro le privilège d’avoir pu l’admirer (gloire à lui). Il a mélangé l’histoire de Woyzeck et celle de son père, immigrés africains tous deux, pour réaliser un spectacle saisissant, dur et émouvant à la fois, très vivant, dont le sujet principal est la mémoire : que nous rappelons-nous de nos vies, qu’oublions-nous (et pourquoi ?). Une scénographie magnifique, des comédiens impeccables (une mention particulière pour Cécile Coustillac et Sabine Moindrot), une illustration vidéo en arrière-plan remarquable : une réussite. Ça se joue jusqu’au 6 avril.

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