LE PRIX MARTIN

22/3/13

LE PRIX MARTIN, d’Eugène Labiche, mise en scène de Peter Stein, à l’Odéon.
Un fiasco. Je le dis d’emblée, car si cet avis vous paraît scandaleux, vous pourrez tout de suite cesser de lire !
Labiche, cet auteur merveilleux qui a écrit plus de deux cents pièces, a placé ici tous ses thèmes favoris : le sexe, l’infidélité, le mensonge, la lâcheté, la critique burlesque de la bourgeoisie ; l’analyse satirique d’une société décadente (qui hélas perdure de nos jours : toujours actuel, Labiche).
Ferdinand Martin, un bourgeois parisien marié à Loïsa et qui a pour domestique son frère de lait, est trompé par son meilleur ami, Agénor. C’est son cousin, Hernandez Martinez, le roi des Chichimèques (une peuplade d’Amérique du sud) qui le lui apprend, et qui lui suggère, pour sauver l’honneur de la famille, de tuer le félon. Mais Martin n’est pas convaincu ; après tout, qu’est-ce que l’infidélité conjugale, en regard de l’amitié ? Deux jeunes mariés de leur entourage, très portés sur le sexe (on entend en coulisse leurs orgasmes) partent faire leur voyage de noce en Suisse, et tous les accompagnent. Martinez tombe amoureux de Loïsa, ce qui arrange les affaires d’Agénor que sa liaison commençait à ennuyer, mais celle-ci se retrouve avec deux amants. Martin propose de créer le prix « du meilleur mémoire sur l’infamie qu’il y a à détourner la femme de son meilleur ami ».
Je me réjouissais à l’avance d’aller voir cette pièce : d’abord parce que Labiche, ensuite parce que la distribution comporte notamment Jacques Weber et Laurent Stocker, enfin parce que c’est Peter Stein dans ce magnifique théâtre de l’Odéon. Ma déception n’en a été que plus grande. Une mise en scène lourde et lente, un vaste plateau mal occupé, on est loin du réjouissant « embrassons-nous Folleville » que nous avions vu à la Pépinière théâtre en septembre. Le rythme n’y était pas : Labiche sans le tempo, c’est un contre-sens, à mon humble avis. Je suis parti à l’entracte, et je ne saurai donc pas qui a gagné le prix…

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2 réponses à LE PRIX MARTIN

  1. GLOV dit :

    Tous les goûts sont dans la nature … moi je ne suis pas particulièrement fan de Labiche même si j’ai pris plaisir à voir plusieurs de ces pièces mais là à l’Odéon j’ai passé un bon moment … notamment après l’entracte 😉

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