CLANDESTINOPOLIS

Clandestinopolis, de Mustaha Benfodil, par la compagnie « à l’Affût ! », mise en scène Nour Jlassi, à l’Akteon théâtre (Paris XIXème). Cette pièce est annoncée comme complètement « M-Artaud », et c’est bien vu. Antonin Artaud, qui parlait de « théâtre de la cruauté » et qui rêvait le théâtre comme un reflet de la vraie vie, était d’ailleurs présent dans la salle ce soir, questionnant les comédiens et les spectateurs sans aménité et avec quelque mépris sur ce qu’ils cherchent au théâtre. Le comédien qui tenait le rôle était crédible, comme ses compères sur la scène, dans cette pièce assez dure où un vieil homme voit défiler en désordre des souvenirs cruels pendant un voyage en tramway de plusieurs jours. Sa fille s’est suicidée après un différent avec lui concernant l’homme qu’elle aime. Dieu en personne se mêle de la partie, et semble un peu dépassé par les évènements, tout Dieu qu’il est. La fille dénonce son père au conducteur du tramway qui alerte la police, on soupçonne qu’il est en fait un terroriste et ça finira mal ; j’en passe et des pires… Du théâtre dans le théâtre : qu’en attendons-nous ? Une réflexion sur la vie ou un banal divertissement ? Si l’on veut s’amuser, ce n’est pas là qu’il faut aller, le propos est ailleurs, plus sévère, mais je serais intéressé d’en discuter avec ceux et celles qui l’auront vu.

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