ALCESTE A BICYCLETTE

20/1/13
ALCESTE À BICYCLETTE, film de Philippe Le Guay, avec Fabrice Luchini, Lambert Wilson et Maya Sansa.
Valence (Wilson), un médiocre comédien célèbre car il incarne le premier rôle dans une série télévisée, vient trouver Tanneur (Luchini) qui a abandonné le théâtre et s’est retiré dans l’île de Ré (magnifiquement montrée dans le film), pour lui proposer de monter le misanthrope. Il aura du mal à le convaincre, mais leurs discussions portent sur la façon d’interpréter le rôle d’Alceste, qu’ils se disputent, et sur l’art de dire les alexandrins. Tout au long du film, on entend de longs passages de la sublime pièce, et c’est un régal, une formidable leçon de théâtre. Luchini insiste notamment sur le piège classique des syllabes à estomper (exemple des mots en –tion, comme « protestation », qui compte pour cinq syllabes, mais les trois syllabes de « ta-ti-on » ne doivent pas être dites avec le même poids : une syllabe pour « ta », une syllabe et demi pour « ti » et une demie pour « on »… Mais il ne respecte pas toujours lui-même son propre conseil, ce qui m’a amusé).
Chemin faisant, on parcourt cette île merveilleuse à bicyclette, et ce n’est pas la seule qualité de ce film enthousiasmant servi par des comédiens de grand talent. Un must pour les élèves des cours de théâtre, et pour tous les amoureux de cet art.

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