LE MARIAGE DE FIGARO

28/11/12

Le mariage de Figaro, au vingtième théâtre, adaptation et mise en scène Henri Lazarini.
« Médiocre et rampant et l’on arrive à tout » dit Figaro. Il y a une exception à cette célèbre réplique, c’est ce qu’a fait Lazarini de cette merveilleuse pièce de Beaumarchais : médiocre, il n’arrive à rien. Dans un décor de patronage, une mise en scène désordonnée et plate, des comédiens sans relief nous ont donné un spectacle incolore et insipide. Et je me demande ce que ça signifie, « adaptation » : cette œuvre n’a à mon avis bas besoin d’être « adaptée » ; elle est intemporelle telle quelle.
Je suis très mécontent, car j’adore cette comédie géniale qui dénonce allègrement les privilèges des classes aisées et reste donc très actuelle. La salle était d’ailleurs loin d’être pleine, que je n’avais jamais vu pour le mariage de Figaro.
On est loin de la magnifique mise en scène de Christophe Rauck et des comédiens superbes de la Comédie Française que nous avions admirés en avril dernier. J’espère que, de là où il est, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais ne voit pas ça !

Ce contenu a été publié dans Non classé, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


9 × trois =

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>