LA DERNIÈRE BANDE

19/11/12

La dernière bande, au théâtre de l’Essaïon. Avec Fin de partie et Oh les beaux jours, c’est une des pièces les plus jouées de Samuel Beckett, qui en a fait lui-même l’adaptation en Français.
La dernière bande, c’est une bande magnétique qu’un vieillard cacochyme, presque un clochard, a enregistré dans sa jeunesse et qu’il réécoute sur un vieux magnétophone, dans une sous-pente délabrée mal éclairée où il cherche des objets qu’on devine dérisoires. Le contraste entre ce qu’on entend sur cet enregistrement et l’état actuel du personnage est poignant. Ça parle de la solitude, de l’amour et de la mort, d’une vie ratée. Jean Pétrement, mis en scène par Jean-Jacques Chep, l’interprète remarquablement bien, mêlant le grotesque au tragique, ce qui me paraît être bien dans la ligne voulue par l’auteur, ici comme dans ses autres pièces d’ailleurs.
De Jean Pétremont, on avait vu il y a quelques mois au Lucernaire une pièce merveilleuse, Proudhon modèle Courbet, qui se joue encore et qu’il faut aller voir.
La dernière bande, ça se joue aussi en ce moment au théâtre de l’œuvre, dans une mise en scène d’Alain Françon. La comparaison va être intéressante. Rendez-vous dans quelques jours.

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


4 − deux =

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>