MACBTEH

10/10/12

Macbeth, au théâtre Le Ranelagh.
Une catastrophe. Robert Graves a dit : « Ce qui est étonnant chez Shakespeare, c’est qu’il est vraiment bon… malgré le nombre de gens qui disent qu’il est bon ». Eh bien, Jean-Michel Déprats (qui a fait la traduction) et Philippe Penguy (qui a fait la mise en scène) ont failli démontrer le contraire, tellement leur Macbeth est ridiculement emphatique. Car Shakespeare, c’est en fait très moderne, et ça peut être génial lorsque c’est joué par des compagnies à la hauteur. J’en veux pour preuve la version de Beaucoup de bruit pour rien des « 26000 couverts » (vu au théâtre Sylvia Montfort l’an dernier) ou Roméo et Juliette de la compagnie « le vélo volé » (vu au Lucernaire également l’an dernier). Mais ce soir, au Ranelagh, c’était du Shakespeare racinien, déclamatoire, grandiloquent, scolaire, terriblement ennuyeux. C’est dommage, car la scénographie était pleine de trouvailles originales et le décor, à plusieurs niveaux (Sylvain Cahen), était fort bon. C’est l’esprit qui manquait.
Alphonse Allais a dit : « Shakespeare n’a jamais existé : toutes ses pièces ont été écrites pas un inconnu, qui s’appelait d’ailleurs Shakespeare ». C’est connu, mais ça me fait toujours rire !

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