LE TARTUFFE

9/10/12

Le tartuffe, au Théâtre de Paris, avec Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Chantal Neuwirth, et, parmi les autres, Emilie Chesnais et Julien Rochefort (ça s’appelle népotisme ou je n’y connais rien) ; mise en scène : Marion Bierry.
Un spectacle extraordinaire, dans la mesure où il montre, ce que je ne croyais pas possible, qu’on peut rendre Molière sinistre. Car, en dehors de Chantal Neuwirth, qui campe une Dorine très vivante, les comédiens ne paraissent prendre aucun plaisir au jeu, et une mise en scène très plate achève de rendre la comédie monotone et tristounette. De plus, Beata Nilska (Elvire) a un accent (Polonais ?) gênant qui vient comme des cheveux sur la soupe. Ajoutons à tout cela un décor blanc, masqué par deux rideaux noirs brièvement et ridiculement fermés entre chaque acte, et on comprendra que je n’ai guère apprécié cette version d’une pièce qui, pourtant, devrait garder tout son sel à notre époque riche en péripéties religieuses désastreuses.
Claude Brasseur et Patrick Chesnais manquent d’allant, à tel point que, par exemple, les célébrissimes répliques de cette pièce (« cachez ce sein que je ne saurais voir », « Pour être dévot, je n’en suis pas moins homme ») passent presque inaperçues. A noter d’ailleurs que la salle n’était pas complète, ce qui, compte-tenu de la pièce et de la distribution, me semble assez significatif.

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