4/10/12
Six personnages en quête d’auteur, à La Colline (grand théâtre). Cette célèbre pièce de Luigi Pirandello a presque un siècle, mais elle n’a pas pris une ride. En fait, cela est dû au moins autant à son caractère universel qu’à l’adaptation qu’en a fait Stéphane Braunschweig (c’est lui qui parle d’adaptation, moi je crois qu’il l’a complètement réécrite), qui signe aussi la mise en scène (superbe) et la scénographie (impressionnante) de ce beau spectacle interprété à la perfection par des acteurs très pointus.
Ça commence par une discussion entre quatre comédiens et leur metteur en scène, qui n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la façon de jouer, et on s’y croirait. Qu’est-ce que jouer, représenter ? Quelle distance y a-t-il entre réalité et théâtre ? Comment ce que nous disons est-il compris ? Puis entrent les six personnages éponymes, qui voudraient voir représenter leur histoire (elle est sordide) et un véritable conflit s’installe entre eux (mais sont-ils réels ?) et les « vrais » comédiens. C’est à mon avis une véritable mise en abîme vertigineuse, qui dépasse le seul problème du spectacle en tant que tel, et universalise le propos : c’est toute la question de la communication qui est posée. Ça donne à réfléchir. C’est à voir. Malheureusement, c’est la dernière le 7 octobre.
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