L’ECOLE DES FEMMES et LA CRITIQUE DE L’ECOLE DES FEMMES

29/9/12
Deux spectacles formidables en ce moment à la Comédie Française : L’École des femmes et La Critique de l’école des femmes, qu’il est passionnant de voir l’un à la suite de l’autre. Il n’y a rien à jeter : mises en scène alertes et très vivantes (Jacques Lassalle pour le premier, Clément Hervieu-Léger pour le second), décors et scénographies originaux, interprétations impeccables (j’ai personnellement une estime particulière pour Loïc Corbery, le Dorante de la Critique, mais il faudrait citer tous les comédiens, qui sont sans exception au dessus de toute éloge). C’est pointu, follement drôle et très instructif.
J’ai du mal à comprendre la querelle que déclencha la pièce de Molière lors de sa création : est-ce la façon dont il tourne en ridicule la volonté de certains de maintenir les femmes au foyer et hors de toute culture, ou, comme il est dit souvent, les allusions grivoises (qui paraissent fort anodines aujourd’hui) qui émaillent –entre autre- le dialogue entre Agnès et Arnolphe ? Mais on reste confondu par le génie de Molière qui répondit à ces critiques en composant en quelques mois une seconde pièce très enlevée, où il expose en passant ses conceptions du théâtre ; et c’est aussi brillant que cocasse.
Deux chefs-d’œuvre incontournables à ne pas manquer (et ce n’est pas un hasard si L’École des femmes est, sauf erreur de ma part, la pièce du répertoire la plus souvent montée au Français).

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