TABOU

23/9/12
Tabou, Chimène compagnie théâtrale, au Lucernaire. Un spectacle de Laurence Février. C’est beaucoup plus qu’un spectacle : un questionnement terrible de la société, notre société, face au viol. Le tabou en question, c’est celui du silence, que Laurence Février a voulu briser « par ce qui est l’essence même du théâtre, la parole vivante », dit-elle fort justement. Elle s’est inspirée de cas réels.
Cinq comédiennes incarnent successivement et à tour de rôle celle qui a subi le viol, à qui il est demandé de raconter son histoire, et celle qui interroge (juge ou policier). L’émotion est grande, d’abord bien sûr parce que les faits rapportés sont terrifiants, mais aussi du fait du contraste entre le désarroi de la victime et la froideur de l’interrogatoire, qui confine par moments au harcèlement.
À la fin, Laurence Février prend la parole pour nous restituer la plaidoirie que Gisèle Halimi prononça en 1978 au procès d’Aix-en-Provence, qu’elle qualifie à juste de titre (dans le flyer de présentation) de « flamboyante ».
Du « théâtre documentaire », dit-elle : c’est exactement ça ; et ça donne à réfléchir…

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