TESSA

22/9/12
Tessa (La Nymphe au cœur fidèle), de Margaret Kennedy et Basil Dean adaptée par Jean Giraudoux, au théâtre du Nord-Ouest (intégrale Giraudoux). Tessa (un prénom actuellement à la mode, mais ce n’était pas le cas au temps de Giraudoux) est une très jeune fille, aînée de nombreux enfants. Elle tombe amoureuse de Lewis Dodd, jeune compositeur talentueux venu demander asile à son père. Mais elle le lui cache, et il épousera la cousine Florence. Leur amour n’éclatera qu’après ce mariage : drame. Ça finira mal.
Ce scénario avait été tourné au cinéma en 1943 par Edmund Goulding, avec Joan Fontaine et Charles Boyer (qui a aussi tourné, coïncidence giralducienne, dans la Folle de Chaillot avec Katharine Hepburn en 1969) ; ce film avait été bien accueilli. Mon sentiment, après avoir vu la version française de la pièce, est plus mitigé. Malgré une bonne mise en scène (Bernard Sinclair) et de très bons comédiens (y compris les enfants), le piège du roman-photo n’a pas été évité. Le texte est élégant, précis, avec la pointe d’humour léger typique de Giraudoux, mais je n’ai rien vu au-delà de l’anecdotique. Allez, soyons pédant : l’esthétique y est, pas l’éthique. Ce n’est pas du niveau de ce qu’on voit d’habitude au Nord-Ouest. Je serais intéressé d’en discuter avec ceux (et surtout celles) qui auront vu ce spectacle.

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