OLEANNA

Oleanna, de David Mamet, mise en scène de Patrick Roldez, avec Marie Thomas et David Seigneur, au Lucernaire.
Une confrontation violente entre un professeur d’université et l’une de ses étudiantes. D’abord réservée et intimidée, l’étudiante va peu à peu dire au professeur ses quatre vérités, l’accuser de mépris, de suffisance et de harcèlement sexuel, le traîner devant le conseil de fac qui va le mettre à pied. Lui, d’abord benoîtement paternaliste, plus préoccupé par ses problèmes personnels (l’achat d’une maison) que par ce que veux lui dire l’étudiante, va petit à petit devoir se défendre, et il le fait de plus en plus mal ; il finira par s’écrouler. Trois séquences successives ; le ton monte d’un cran à chaque changement. Une analyse très dure des rapports humains, des rapports de pouvoir, mais aussi de l’éducation, de l’enseignement. Un peu de paranoïa et beaucoup de haine pour le pouvoir chez l’étudiante ; un peu de naïveté et de confusion chez le professeur. Pour un peu, on se croirait en mai 68 (un mai 68 victorieux, ce qui n’est pas pour me déplaire).
Une très belle mise en scène, des comédiens formidables, un texte très vif : du théâtre comme on en voit peu. C’est du mardi au samedi à 20h, jusqu’au 1er septembre.

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