LA TRAHISON D’EINSTEIN

LA TRAHISON D’EINSTEIN, d’Eric-Emmanuel Schmitt, avec Francis Huster, Jean-Claude Dreyfus et Dan Herzberg, mise en scène Steve Suissa, au Théâtre Rive Gauche.

Eric-Emmanuel Schmitt, Francis Huster, et Steve Suissa, c’est du solide : on a déjà vu leur collaboration, dans le même théâtre, avec Le journal d’Anne Frank ; Steve Suissa a également mis en scène Huster, au même endroit, dans L’affrontement (pièce qui se donne encore actuellement). La trahison d’Einstein est du même calibre. Ici, c’est le FBI qui soupçonne Einstein de trahison car les Allemands (qu’il a fui) sont en train de construire la bombe nucléaire à partir de ses découvertes scientifiques. Le savant est évidemment innocent, mais cela donne lieu à des discussions très fortes sur ce qui se passe en cette deuxième partie du XXème siècle. Schmitt a imaginé les pensées d’Einstein après Hiroshima… Et, en passant, il cite quelques réflexions hautes en couleurs de celui-ci, comme par exemple : « Le secret de la créativité, c’est de bien cacher ses sources », ou « Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. » Il est aussi question des pogroms hitlériens, sujet qu’Eric-Emmanuel Schmitt avait déjà traité dans un roman remarquable : La part de l’autre, que je ne saurais trop vous conseiller (c’est en Livre de Poche).

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