LE FAISEUR DE THÉÂTRE

LE FAISEUR DE THÉÂTRE, de Thomas Bernhard, mise en scène Julia Vidit, à l’Athénée Louis-Jouvet.

Le flyer me souffle une critique facile. Je cite :

« Si vous n’aimez pas l’Autriche,

Si vous n’aimez pas l’art dramatique,

Si vous n’aimez pas les femmes,

Si vous n’aimez pas l’humanité,

Vous aimerez à coup sûr Le faiseur de théâtre,

Une farce féroce de Thomas Bernhard… »

Le problème, c’est que je ne rentre dans aucune des catégories ci-dessus mentionnées, que j’ai trouvé cette pièce fort peu féroce, fort peu farcesque, et tellement ennuyeuse que je me suis enfui au bout d’une heure, tristement. Tristement parce que j’aime beaucoup Thomas Bernhard, et que je ne l’ai pas retrouvé ici. Est-ce la mise en scène ? L’interpérattion ? Je ne sais pas.

Une certaine Lola Gruber insinue dans le topo distribué à l’entrée une parenté avec Shakespeare (sans l’exprimer clairement) en écrivant que, en allemand, theatermacher, c’est « faire beaucoup de bruit pour rien ». Gonflée, Lola Gruber. On est à des années-lumière de Shakespeare. Elle réussit même une magnifique bourde en citant Bernhard en ces termes : « les citations me tapent sur les nerfs ».

Moi, c’est le mauvais théâtre qui me tape sur les nerfs.

Ce contenu a été publié dans Théâtre. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


5 − = un

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>