HOTEL FEYDEAU

HÔTEL FEYDEAU, concocté et mis en scène par Georges Lavaudant, à l’Odéon.

Quatre extraits de pièces de Feydeau Hôtel Feydeau (On purge bébé, Feu la mère de madame, Léonie est en avance, Mais n’te promène donc pas toute nue), mélange qu’Alain Françon avait déjà essayé avec succès au théâtre Marigny en 2011. Réussite complète avec une mise en scène échevelée et des comédiens excellents. On rit beaucoup : un antidépresseur qui devrait être remboursé par la S.S.!

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LES FOURBERIES DE SCAPIN

LES FOURBERIES DE SCAPIN, m.e.s. Emmanuel Besnault, avec Benoît Gruel, Schemci Lauth, Geoffrey Rouge-Carrassat, Deniz Turkmen et Manuel Le Velly (Compagnie de l’Éternel Été) au Lucernaire.

Version italianisante, commedia dell’artesque et musicale de la célèbre pièce de Molière par des comédiens enthousiastes et dynamiques dans une scénographie très originale (dans la scène du sac par exemple, c’est tous les spectateurs qui se retrouvent dedans ! (mais heureusement seul Géronte reçoit les coups)). Les cinq comédiens jouent tous les rôles mais on ne se perd pas et on s’amuse beaucoup.

Ả voir absolument : c’est jusqu’au 19 mars.

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le conte d’hiver

LE CONTE D’HIVER, d’après Shakespeare, mise en scène Philippe Car au Théâtre 13 Seine.

Hourrah ! l’Agence de Voyages Imaginaires est de retour au Théâtre 13. Toujours aussi déjantés !

On se rappelle (déjà au Théâtre 13) leur Bourgeois Gentilhomme, leur Antigone et leur Cid… Cette bande de clowns hyperdoués nous a encore émerveillés par leur énergie et leur inventivité burlesque dans cette pièce peu connue de Shakespeare dont le sujet est la jalousie. Tout est remarquable : la mise en scène, le jeu des comédiens (ils ne sont que six, on a l’impression qu’ils sont soixante !), les costumes, la musique (ils sont aussi musiciens) : il n’y a rien à jeter !

C’est jusqu’au 18 décembre : ne les manquez pas.

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Interlope

INTERLOPE (cabaret) Studio-Théâtre de la Comédie Française.

Interlope : louche, pour le Petit Robert. Mais pas à la Comédie Française : tout est ici très clair, et joyeusement récréatif ; seize chansons coquines choisies et mises en scène par Serge Bagdassarian, de Francis Carco, Jean Genet, William Shakespeare (si, si !), Paul Valéry, Guillaume Apollinaire et j’en passe… Une soirée délicieusement distrayante présentée allègrement par Véronique Vella. Le thème, c’est l’homosexualité, et le cadre, c’est un cabaret des années 20-30 où des artistes se transforment en le sexe opposé (hommes en femmes et vice-versa). On assiste aux préparatifs dans la loge où les acteurs bavardent et nous font part de leurs problèmes dans une société qui les accepte mal, puis on enchaîne en beauté avec la revue, dans des costumes à paillettes flamboyants pleins de couleurs et de plumes et une belle chorégraphie. Les spectateurs sont mis à contribution avec beaucoup d’humour. Ả ne pas manquer, si m’en croyez.

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OFFENBACH de poche

LES JEUX DE L’AMOUR ET D’OFFENBACH, au Théâtre de Poche Montparnasse.

Une pianiste et deux comédiens-chanteurs pour, disent-ils, une fantaisie lyrique sur des musiques de Jacques Offenbach, et c’est exactement ça. C’est drôle, beau et plein de vie. On ne peut pas rêver de meilleur antidépresseur, et ça devrait être remboursé par la sécu. Les meilleurs couplets des œuvres immortelles du grand et prolifique Jacques qui n’ont pas pris une ride.

C’est tous les jours sauf le lundi jusqu’au 6 novembre et ça serait dommage de louper cette merveille. A bon entendeur… (c’est le cas de le dire !).

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L’OR

L’OR, d’après Blaise Cendrars, au théâtre 14.

L’histoire (vraie) de Johann August Suter, aventurier, devenu général sur les terres de Californie qu’il a volé aux Indiens et où, pour son malheur, on a découvert de l’or au milieu du XIXème siècle. Un tel aventurier ne pouvait que séduire Blaise Cendrars, non moins aventurier. Un texte formidable, une interprétation magnifique (Xavier Simonin) accompagné splendidement à l’harmonica (aux harmonicas !) par Jean-Jacques Milteau : une soirée inoubliable. C’est jusqu’au 22 octobre : précipitez-vous !

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Dom Juan

DOM JUAN, de Molière, mise en scène Jean-François Sivadier, à l’Odéon.

Formidable Jean-François Sivadier une fois encore (on avait admiré son Misanthrope, déjà à l’Odéon, et sa Vie de Galilée au Monfort) par sa mise en scène foisonnante, dynamique, ludique, drôle, et servie par des comédiens hors pairs (notamment Nicolas Bouchaud en Dom Juan et plus encore Vincent Guédon en Sganarelle), dans un décor merveilleux et mobile, et une scénographie battante. Cette pièce est décidément actuelle (les excès des religions, et même leur nature intrinsèque), et pas seulement parce que Sivadier a ajouté Sexual Healing, de Marvin Gaye, chanté par Dom Juan (mais il n’en guérira qu’en enfer !), et Les passantes, de Brassens, chanté (très bien) par Sganarelle !

A ne pas manquer (c’est jusqu’au 4 novembre).

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LE JARDIN DES AMOURS ENCHANTÉES

LE JARDIN DES AMOURS ENCHANTÉES, de Goldoni, adapté et mis en scène par Attilio Maggiulli, à La Comédie Italienne.

« Adapté de Goldoni », en effet : ils ont transformé ça en une joyeuse farce, façon commedia dell’arte avec masques vénitiens, très désordonnée, mais c’est bien joué. Arlequin et Colombine face à un mage retors, un prince débile et laid et une fée nous font en effet bien rire. Mais j’aimerais bien voir cette pièce comme Goldoni l’avait écrite…

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LA DOUBLE INCONSTANCE

LA DOUBLE INCONSTANCE, de Marivaux, mise en scène Anne Kessler, à la Comédie Française (salle Richelieu).

Une mise en scène et une scénographie somptueuses, et surtout très originale : la troupe des comédiens répètent. Dans cette comédie, Marivaux nous montre (une fois de plus) l’injustice des inégalités sociales. Mais ici, c’est sous le microscope des sentiments que l’égalité profonde des hommes (et des femmes) est – ou devrait être – essentielle. Le Prince, avec la complicité de sa maitresse Flaminia, veulent détruire l’amour de Silvia et Arlequin, mais ils tomberont amoureux à leur tour : lui de Silvia, elle d’Arlequin. L’inégalité vaincue par l’amour. Du grand, du beau Marivaux, merveilleusement servi par les comédiens du Français.

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LE REVIZOR

LE RÉVIZOR, de Nicolas Gogol, texte français André Markowicz, mise en scène Paula Giusti, musique Carlos Bernardo Carneiro Da Cunha, marionnettes Pascal Blaison, au théâtre de la Tempête (Cartoucherie de Vincennes).

Ils ont choisi le mode carrément burlesque, en affublant les comédiens de nez grotesques qui auraient consolé Cyrano. Sur un rythme soutenu, la comédie se poursuit sans faille, et le fait que chaque comédien interprète plusieurs rôles ajoute au loufoque des situations, et ce dès l’entrée en matière quand on réalise que le rôle du bourgmestre est tenu par une femme (!). Un cauchemar réjouissant, à voir jusqu’au 15 février.

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